mardi 10 juillet 2012

Miss tupperware

J'entends et lis souvent des filles dire qu'elles ne veulent pas d'enfants, mais rêveraient d'être enceintes. Après 17 mois de tests, j'ai juste envie d'apporter ma pierre à l'édifice (bien modeste, j'en conviens). (ce post sera long et sans image, je ne vois pas comment l'illustrer, toutes mes confuses) (mais si vous le lisez en entier vous êtes très sympas, voilà :)

Il y a clairement tout un imaginaire autour de la grossesse. Le miracle de la vie est entouré d'une aura particulière, où se plaindre est tabou. Tout le monde a en tête au moins une star enceinte et rayonnante, posant nue avec son ventre parfait et son sourire extra bright en couverture d'un magazine (et l'inverse fait rire grassement, comme dans le dernier Grazia où Sienna Miller assise comme elle peut en terrasse d'un café en fin de grossesse fait bien rigoler la journaliste. Bah oui Sienna, reste glamour, c'est pas compliqué merde).

Si certaines de mes copines me disent la bouche en cœur et des étoiles pleins les yeux que ces mois ont été les meilleurs de leur vie, il faudrait aussi dire que pour d'autres, il n'en est rien. Il y a celles qui le vivent mal, celles qui souffrent, celles qui ont des complications soit très reloues soient carrément invivables. Et puis il y a celles qui, comme moi, ne sont pas dans la catégorie des plus à plaindre, mais qui n'ont pas aimé ça du tout pour autant.

dimanche 8 juillet 2012

M.A.C. etc

Pour beaucoup, les lettres mac vont évoquer du maquillage, ou un ordinateur. Pour moi, en ce moment, ça veut plutôt dire machine à coudre. c'est ma nouvelle lubie, mon graal, le truc auquel je pense toute la journée.

Je ne suis pas manuelle. Parce que je suis une feignasse, parce que je suis maladroite. Mais j'en rêve. Du coup, quand ma grand-mère est partie en maison de retraite j'ai demandé si je pouvais récupérer la sienne.

Elle fait partie de mes souvenirs d'enfance (ma mère nous collant chez elle toutes les vacances, à l'époque. C'était la plaie, aujourd'hui je me rends compte que c'est ce que je retire de plus bénéfique dans ce qui m'a construit, mais j'y reviendrais une autre fois). Et si j'ai vraiment eu à cœur de l'avoir (sachant que sinon elle aurait été vendue ou donnée, personne ne coud dans ma famille), cela fait 4 ou 5 ans qu'elle reste bien sagement dans son carton, prenant de la place et devant, à n'en pas douter, être ultra vexée d'être ainsi boudée.

Le problème c'est que c'est une machine de grande qualité. Et ça, allié à l'emprise de mes souvenirs, fait que je suis totalement incapable de m'en servir à l'heure actuelle. C'est comme une relique sacrée, et vu mon inexpérience totale en couture, je suis paralysée à la simple idée de l'utiliser (c'est bien je n'en fais jamais trop dans la vie). Du coup, je continue de ne rien créer de mes dix doigts.

ET PUIS, l'autre fois, me promenant à Ikéa (oui je fais partie de ces gens qui éprouvent du plaisir à errer dans le parcours bien étudié du géant suédois à regarder des meubles joliment installés dans de faux appartements), je découvre qu'ils vendent une MACHINE A COUDRE. Et j'ai beau savoir qu'ils en vendent partout, ça a été le déclic.

Pour mon anniversaire je la veux, même si je me doute qu'elle a une durée de vie limitée et que je ne vais pas me lancer dans la confection de robes de soirées avec.

Mon précieux
 
Elle n'est pas belle, pas impressionnante. Mais justement, elle a l'air simple, elle ne regarde pas la débutante en moi avec dédain. Je peux dis qu'avec elle je peux essayer, rater, réessayer, sans qu'elle me juge. 

Je la veux pour mon anniversaire, du coup j'ai encore presque deux mois à attendre. Et pour patienter je vais sur des boutiques de tissus japonais sur Etsy, mettre quinze mille modèles dans mes favoris (l'objet d'un prochain post peut-être). J'erre de blogs en blogs, ajoutant dans mes parques pages tous les tutos qui ont l'air simples du monde...

Bref, on verra dans deux mois, si je fais toujours autant la maline, mais je me suis déjà fixée pleins de grands projets...A suivre...

Etsy shopping guide for kids

Si j'ai, ailleurs, l'occasion de faire une sélection de mes boutiques coups de cœur sur Etsy, je suis obligée, enfin j'étais, de garder pour moi les boutiques pour enfants, qui ont, forcément, fait irruption dans ma graaande graaande liste de favoris. Alors c'est vous que je vais saouler avec :)

Etsy et moi, on a mis pas mal de temps à s'apprivoiser. Rapport au fait qu'il faut fouiller entre pleins de trucs très laids pour faire de jolies découvertes, et que je déteste chiner. Mais vu le nombre d'heures que j'ai perdu dessus à faire des requêtes inutiles et crétines, il est clair qu'aujourd'hui c'est une vraie histoire d'amour.

On commence donc avec une boutique d'illustrations que j'aime d'amour. Autant j'aime les trucs kawaïï, kitch, voir trash, autant j'aime aussi ces dessins dont l'atmosphère évoque les livres pour enfant. (Désolée pour le lire la suite, je l'ai mis par erreur et je ne sais pas comment le virer -bonjour j'ai du mal)

Une des illustrations de Kit and Adam


mardi 3 juillet 2012

Les DIY des autres...épisode 1

Depuis quelques temps, j'ai des envies de faire des trucs cools avec mes dix doigts qui me démangent. J'ai même mis une machine à coudre sur ma liste d'anniversaire (j'ai celle de ma grand-mère, mais elle est limite sacrée à mes yeux du coup je n'ose pas y toucher, vu que je ne sais absolument pas coudre et que ce serait comme l'insulter de l'utiliser sans avoir jamais rien cousu de ma vie...je préfère me former sur un modèle premier prix).

Je consulte donc compulsivement tous les Do It Yourself de la planète, et je vous en filerais ici de temps en temps. Couture, bijoux...mais aussi recettes. (Soyons clairs, les DIY qui me tapent dans l'oeil sont tous adaptés aux feignasses)

Autant pour ma première grossesse je n'avais aucunes envies particulières, autant pour la seconde, je pensais CHOCOLAT matin midi et soir. Tant et si bien que je me suis déjà retrouvée à 23h30 à cuisiner un gâteau au chocolat, l’œil hagard, pour en avoir pour toute la semaine. Mais quand on n'a plus de chocolat sous la main, mais rien que du nutella, et qu'on n'a rien pour le tartiner (et la flemme aussi), il faut trouver une solution express.

Photo tirée du blog une irrésistible envie de...

Et post accouchement, ce nutella mug cake, dont vous trouvez des millions de variations un peu partout sur internet, fait toujours la blague. perso je ne le cuis que 45 secondes, ce qui fait en fait de la pâte crue chaude avec un tout petit peu de gâteau au fond. Mais bon vous lisez une fille qui double les quantités d'ingrédients de sa pâte à crumble pour en avoir assez pour recouvrir son gâteau après tout ce que je me boulotte pendant la préparation...

Ma préférée se passe sur le blog 'Une irrésistible envie de...' et c'est à garder en favori pour le prochain soir où vous aurez ce genre de pulsion (en plus les quantités sont pour deux, donc soit vous êtes partageur, soit ça vous en fait pour deux soirs d'affilés).

samedi 30 juin 2012

Le pourquoi du comment et caetera

Bon. Ça doit faire deux ans que je n'ai pas écrit sur un blog 'à moi'. Pourtant le besoin était toujours là, mais entre le manque de temps, le trop plein de fatigue. Et puis sans doute un besoin de me réapproprier mon moi. c'est bête à dire mais devenir maman c'est s'oublier, et devoir se manger l’électrochoc dans la gueule qui t'oblige à te réapprendre et à t'aimer. Pas évident cette histoire.

Du coup me revoici, sur un coup de tête un peu, je ne sais pas le temps que ça durera, si je m'y tiendrais, tout ça. Mais c'est un exercice que j'ai envie de reprendre. Même si ça va beaucoup parler réflexion de maman parce que, que je le veuille ou non et même si ça fait cliché, ça a bouleversé ma vie. Pas du tout comme je l'imaginais mais, bizarrement, je crois que cela a fait de moi une meilleure personne. (mais ne comptez pas sur moi pour vous dire qu'il faut faire des enfants, loiiin de là).

Bref, commençons par le commencement. Le nom du blog, mon nouveau (enfin pas tant que ça) blaze. La po2p, aka la princesse au petit pois. Mais 2.0. Non pas parce que j'ai déjà un blog qui s'appelle comme ça, perdu dans les méandres de l'internet et que je n'ai même pas envie de retourner voir (mais ça ça me jouera des tours, tout comme il reste un vieux skyblog de la honte quelque part). C'est plutôt le fruit d'une réflexion. Sur ce que j'aimerais être, ou plutôt ce que j'aurais aimé, ce que je suis vraiment, et comment gérer avec tout ça.

La princesse au petit pois est un de mes contes préférés (avec la balle d'or, à égalité si tu veux tout savoir). Et ça a longtemps été mon idéal, cette fille que j'aimerais être. La princesse au petit pois est délicate, raffinée, sensible. elle a besoin qu'on la protège.

Mon 'drame', c'est que petite, un jour, on m'a dit que j'étais forte. Et je me suis rendue compte au fil du temps que les gens s'arrangeaient en se disant que je le suis vraiment. Au final je ferme surtout ma gueule et je prend sur moi parce que je n'ai personne sur qui m'appuyer, que j'ai appris à ne pas déranger, je ne me sens pas forte du tout. C'est juste que face à l'adversité je préfère regarder le verre à moitié plein. C'est facile de se sentir malheureux et de se complaire dans cet état. Pourtant il suffit d'une petite impulsion pour regarder les choses sous un angle juste assez différent pour que cela devienne positif. Et voir la vie du bon côté est finalement beaucoup plus sympa.

Bref, du coup je ne donne pas l'impression d'avoir besoin d'être protégée, ni d'être très sensible. Pour la délicatesse on repassera aussi, et pour le raffinement n'en parlons pas.

Et puis ces derniers temps je me suis rendue compte que, plutôt que de viser un idéal qui ne me ressemblait pas du tout, je devrais plutôt apprendre à m'aimer moi. A voir ce qu'il y a de bien chez moi.

En ce moment, tout le monde revisite Blanche-Neige. Transformant la frêle jeune fille qui passe ses journées à faire le ménage chez les gentils nains qui l'ont recueillis en guerrière (même si prendre Kristen Stewart pour jouer une héroïne de caractère me semble un choix assez étrange). Et si les princesses commencent à avoir des cojones, la Princesse au petit pois pourrait bien en avoir aussi.

Elle pourrait relativiser sur ses bleus dans le dos (d'ailleurs franchement qui rêverait d'une belle-mère qui vous maltraite ?), se dire qu'elle dormira mieux demain. Et si le prince ne la trouve pas cool comme ça, n'admire pas sa force de caractère, et bien tant pis pour lui.

Donc voilà, une princesse au petit pois nouvelle génération. Ne plus essayer d'être quelqu'un d'autre, juste moi en mieux. Un objectif différent, sauf que celui ci est possible, et peut me rendre heureuse. Plutôt que de me morfondre dans les regrets.

Bon voilà, premier post et je blablate déjà beaucoup, mais promis ici on ne parlera pas que de mon nombril (même si un peu quand même).

Les murs sont encore nus, les cartons pas encore déballés, mais bienvenue chez moi les poussins. J'espère qu'on y sera bien.